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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
Premier message le 09.06.2010 :
Lazybones


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mercredi 24 mai 2017

Sensation Seekers - Lois Weber - 1927




 A Huntington Bay, le jeune Pasteur Norman Lodge est l'incarnation de "Mens sana in corpore sano", un esprit saint dans un corps sain.
A la plage où il sautille joyeusement dans les vagues, il fait la connaissance d'une brebis égarée, Luena Hagen surnommée Egypte par ses amis qui n'en sont pas vraiment dans le fond. Petite fille de riches, Luena est tiraillée entre un père qui n'est jamais à la maison car il a une maitresse et une mère qui suit les office du gentil pasteur très courtisé par les demoiselles de la place.

Un soir, après avoir été arrêtée pour possession d'alcool, Luena se rend chez le pasteur sous le regard horrifié des brebis bien pensantes et surtout bien rangées dans le rang. Luena ne sait pas très bien pourquoi elle a rendu visite au Révérend mais son apparition ne le laisse pas indemne.

http://www.silentfilmstillarchive.com/sensation_seekers.htm
Les gentilles ouailles ne peuvent tolérer une telle débauche dans leur ville et une personne bien intentionnée écrit à l’évêque Blake qui annonce son arrivée prochaine.

Quelques jours plus tard Blake, introduit par la mère de Norman, fait irruption dans la pièce au moment où Norman serre Luena dans ses bras. Déconcerté par cette entrée, le pasteur annonce avoir demandé la main de la demoiselle qui s'enfuit devant les nouveaux arrivants.
Blake fait bien comprendre à Norman qu'il ne s'agit pas de sauver toutes les âmes en détresse et que lui même a dû renoncer en son temps à la belle qu'il aimait. 
Il poursuit en précisant qu'il est d'ailleurs bien clair que cette jeune fille jettera l'opprobre sur lui et sa famille et cela ne tombe pas dans l'oreille d'une sourde :  Luena s'enfuit et rejoint l'homme qui souhaite l'épouser, Ray Sturgis, qui l'attend sur son yacht un soir de tempête. Celle-ci fait rage et le capitaine refuse de sortir le bateau du port avant d'être remplacé par un matelot peu expérimenté.
En mer, Ray entreprend de serrer Luena dans se bras mais celle-ci comprend alors enfin son erreur. Heureusement la tempête fait rage et bientôt le bateau heurte une épave ...



On imagine sans peine l'émoi des jeunes filles en fleurs de l'époque découvrant cette histoire à l'eau de rose. De nos jours c'est plutôt les jeunes filles bien comme il faut qui éveillent la suspicion des mauvais pensants, les révérends comme Norman Lodge font défaut et le romantisme a foutu le camp ...

Il y a quelques scènes amusantes tournées dans des boites de nuit du genre de celles où s'encanaillaient nos (arrières ?) grands-parents et une scène de tempête finale.
Billie Dove est fort jolie et Raymond Bloomer a l'air bien gentil et bien comme il faut.






43 minutes



Billie Dove ...
Luena 'Egypt' Hagen
Huntley Gordon ...
Ray Sturgis
Raymond Bloomer ...
Reverend Lodge
Peggy Montgomery ...
Margaret Todd
Will Gregory ...
Colonel Emory Todd
Helen Gilmore ...
Mrs. Todd
Edith Yorke ...
Mrs. Hagen
Phillips Smalley ...
Mr. Hagen
Cora Williams ...
Mrs. W. Symme
Sidney Arundel ...
Deacon W. Symme
Blackie Thompson ...
Rabbitt Smythe (as Clarence Thompson)
Nora Cecil ...
Mrs. Lodge

mercredi 17 mai 2017

Crossed Signals - J.P. McGowan - 1926




Les agents fédéraux luttent contre la contrefaçon et envoie l'un de leurs hommes enquêter dans une gare de montagne qui pourrait se trouver à la source du trafic.

Jack McDermott, l'agent en question fait la connaissance d'un passager clandestin, Overland Ike avec lequel il sympathise durant le trajet en train.
En ville de Middletown, Jack se présente au surveillant général de la division locale, T.P. Steele qui le fait engager comme porteur. Il fait ainsi la connaissance de la préposée au guichet, Helen Wainwright et de l'opérateur de jour -qui opère dans l'ombre- George Harvey !

A peine en poste, Jack se prend de bec avec Harvey qui réussit à échanger de faux billets contre des espèces sonnantes et trébuchantes et les deux hommes finissent par se battre dehors. Jack est assommé mais Ike vient à sa rescousse en assommant Harvey sous le regard horrifié de Helen.

Aidé par Ike, Jack retourne à la pension de Mother Slattery où il a pris une chambre. Celle-ci engage Ike pour l'aider à la cuisine.

Harvey réussit à dérober une énorme somme d'argent en échangeant une enveloppe et en imitant le cachet de cire qui la scelle. Bien sûr peu de temps plus tard la supercherie est découverte et Helen est accusée d'avoir volé l'argent. Jack qui soupçonne fortement Harvey convainc le surveillant de la laisser en liberté de manière à mettre fin aux agissements de Harvey et de ses complices ...

William Lowery et Helen Holmes

C'est dommage, ce film aurait pu être palpitant mais il y a trop d'éléments qui ne tiennent pas la route. Certains personnages sensés apporter de la dérision ne servent pas à grand chose, ainsi Overland Ike en fait un peu trop et Nelson McDowell n'en fait pas assez.
Helen dérobe le complet de Jack et se fait passer pour un homme, franchement il faut être aveugle
Clyde McAtee, Helen Holmes et Henry Victor
pour ne pas voir qu'elle n'a rien d'un homme. Elle dérobe aussi l'arme du détective que personne ne semble lui réclamer par la suite. La course poursuite finale parait très molle tant il semble évident que les bandits auraient pu être arrêtés facilement très vite.

Ceci dit c'est toujours un plaisir de voir Henry Victor (que l'on peut voir dans L'argent et White Shadow dans ce blog) et Helen Holmes (qui était la femme du réalisateur J.P. McGowan, ce qui explique bien des choses), mais c'est bien tout ce qui fait le charme de ce film qui ne décolle pas du tout.



52 minutes



Helen Holmes ...
Helen Wainwright
Henry Victor ...
Jack McDermott
Georgie Chapman ...
Overland Ike
William Lowery ...
George Harvey
Milla Davenport ...
Mother Slattery
Nelson McDowell ...
Mike Bradley
Clyde McAtee ...
T.P. Steele

Georgie Chapman et Henry Victor

mercredi 10 mai 2017

The Bells - James Young - 1926



Dans un petit patelin d'Alsace, Mathias possède à la fois l'auberge et le moulin, grâce au prêt de Frantz, l'homme riche du village qui ne manque pas de lui rappeler que l'échéance du prêt arrive à son terme.
Alors que sa femme Catharine économise chaque sou et ne fait crédit à aucun consommateur, Mathias se montre moins avare, surtout dans l'espoir d'être élu prochainement bourgmestre du village. En conséquence il est généreux mais bien sûr ne fait aucune économie non plus.

Un nouveau gendarme, Christian, vient s'installer au village. Il fait la connaissance de Annette la fille de Catharine et de Mathias et en tombe amoureux. Des forains s'installent au village, parmi eux une diseuse de bonne aventure qui refuse de lire dans sa main après qu'elle y ait vu quelque chose de terrible, et un hypnotiseur qui impressionne beaucoup Mathias.

Le soir de Noël, Mathias donne une grande fête à l'auberge. En fin de soirée un voyageur, un commerçant juif polonais, fait sont apparition durant la tempête. Mathias l'invite à boire un verre alors que tous les convives sont déjà partis. L'aubergiste aperçoit la ceinture bourrée d'or du voyageur qui reprend la route sur son traineau. Aussitôt Mathias se saisit d'une hache et rejoint le pauvre homme qu'il assassine sans état d'âme.

Lola Todd
Le lendemain Mathias règle sa dette en prétextant avoir hérité d'un vieil oncle. Christian lui demande la main de sa fille Annette et la vie sourit enfin au couple qui est désormais riche. Mais la conscience de Mathias le taraude, d'autant plus que Christian découvre un gant du malheureux qui a été assassiné. Un enquête est ouverte. Christian pense que la victime a été brulée dans un four à chaux et justement Mathias en possède plusieurs.

Plus tard, le frère du pauvre commerçant polonais offre 30'000 francs à qui lui permettra de mettre la main sur le meurtrier de son frère.
Mathias a des hallucinations, des clochettes sonnent et le hantent, et le fantôme du commerçant lui apparait de plus en plus souvent ....

Eddie Philips, Barrymore, Lola Todd

Une drôle d'histoire adaptée d'une pièce écrite en 1869 par Emile Erckmann et Alexandre Chatrian, intitulée Le Juif Polonais, elle-même inspirée par un poème écrit en 1849 d'Edgar Allan Poe . C'est la 2e version cinématographique de cette histoire, la première étant tournée en 1918 par Ernest C. Warde.
L'aubergiste parait plutôt doux et aimable, on comprend donc son tourment. Malgré tout la justice des hommes ne l'atteindra pas, seul le jugement divin aura le dernier mot. 


68 minutes



Lionel Barrymore ...
Mathias
Caroline Frances Cooke ...
Catharine
Gustav von Seyffertitz ...
Jerome Frantz
Lorimer Johnston ...
Hans
Eddie Phillips ...
Christian (as Edward Phillips)
Lola Todd ...
Annette
Laura La Varnie ...
Fortune Teller (as Laura Lavarnie)
Boris Karloff ...
The Mesmerist
E. Alyn Warren ...
Jethro Koweski / Baruch Koweski

Boris Karloff

mercredi 3 mai 2017

Carmen - Cecil B. DeMille - 1915




En Espagne, Pastia, le tenancier de la taverne, observe les contrebandiers accoster sur la plage. Il se demande comment passer les précieuses marchandises par la brèche de l'enceinte de la ville qui est maintenant gardée par un nouvel officier, Don José. Pastia essaie bien de l'acheter mais le fier jeune homme refuse de rentrer en matière et Pastia est obligé de cacher les marchandises dans les montagnes au camp des gitans auxquels il raconte ses malheurs, ce qui fait bien rire Carmen. Du coup Pastia élabore une stratégie qui devrait être imparable. Carmen est chargée de charmer Don José qui devrait ainsi libérer le passage le temps que les marchandises puissent pénétrer en ville.

Pour ce faire Pastia emmène Carmen travailler à l'usine à cigares. Au passage de la brèche la jeune femme adresse son plus beau sourire à José qui se montre flatté. Plus tard Carmen lui annonce qu'elle va danser à la taverne le soir même.  Don José s'y rend bien sûr et Carmen se colle à lui ce qui n'est pas au goût du toreador Escamillo qui offre à la belle gitane de venir avec lui à Séville où l'attend la gloire dans l’arène.
Durant la nuit Carmen attise le désir de José tout en se dérobant habillement à ses baisers.

Le lendemain, Carmen revient à la charge pour détourner le jeune officier de son devoir. La promesse d'étreintes torrides fait perdre la tête à José qui congédie les deux hommes qui montent la garde en sa compagnie. Ni une ni deux, Carmen fait des signaux avec sa mantille et les hommes passent la brèche avec les marchandises frauduleuses.

L'art de se rendre ridicule ; José comprend qu'il a été berné. Pour donner le change Carmen retourne à l'usine mais entame un pugilat avec les autres filles qui se moquent d'elle.
L'histoire dégénère lorsque Don José veut emmener Carmen en prison et qu'il essuie les quolibets de son collègue (qui semble passer son temps à la taverne soit dit en passant).
Les deux hommes dégainent leurs épées tandis que le tavernier ferme les portes de son établissement. Encouragés par Carmen les deux hommes se battent comme des lions et le persifleur est maintenant raide mort. José s'enfuit dans les montagnes.

Tel est pris qui croyait prendre ...Carmen lit sa propre mort dans les cartes. Pour leur donner raison elle décide d'accompagner Escamillo à Séville où la foule les acclame tandis que José qui a suivi la jeune fille les suit du regard. Apprenant que José est venu assassiner Escamillo, Carmen tente de raisonner José qui la poignarde alors.
Elle est libre, mais l'ex-officier a tout perdu ... il ne lui reste plus qu'à couper le fil ténu de sa propre vie au dessus du corps de celle qu'il a aimée passionnément et pour laquelle il a tout sacrifié, son honneur, sa réputation, sa carrière, sa vie ... the end.



J'ai toujours eu de la peine à comprendre les protagonistes de cette histoire (à part peut-être les contrebandiers qui ont eux un réel avantage à passer leurs marchandises et Escamillo dont la ligne de conduite est claire !).
Dans ce film très propre de Cecil B. DeMille, José est montré comme un homme plutôt possessif et jaloux dans un monde où tout se monnaie; ainsi ayant tout sacrifié pour la belle il est juste qu'elle lui appartienne à la fin.
De son côté Carmen est dépeinte tel un oiseau insolent qui, sûr de ses charmes, virevolte avec insouciance sans vraiment se préoccuper des conséquences de ses actes et qui ne craint personne, pas même la mort. La quintessence de la liberté sans une once de conscience.

En 1915, Raoul Walsh a terminé pour Fox Film Corporation son Carmen sur les chapeaux de roues pour le sortir avant celui de DeMille. Son film avec Theda Bara a rapporté davantage d'argent que celui de DeMille qui a été plus apprécié par les critiques. La même année Charlie Chaplin a aussi tourné son Burlesque on Carmen ! (et en 1918 c'est Lübitsch qui se lança dans la réalisation de cette histoire !)

Vu le nombre de versions basées sur cette histoire écrite par Prosper Mérimée par la suite, on se dit qu'elle a encore de l'avenir ! 

Ce film sorti en 1915 a été remonté pour une seconde sortie en 1918 à ce qu'on peut lire dans Cecil B. DeMille and American Culture: The Silent Era (University of California Press), p. 217 de Sumiko Higashi (1994). Il semblerait que ce seule cette version soit disponible de nos jours.


58 minutes



Geraldine Farrar ...
Carmen
Wallace Reid ...
Don José
Pedro de Cordoba ...
Escamillo
Horace B. Carpenter ...
Pastia
William Elmer ...
Morales
Jeanie Macpherson ...
Gypsy girl
Anita King ...
Gypsy girl
Milton Brown ...
Garcia


mercredi 26 avril 2017

The Little Princess - Marshall Neilan - 1917



Lorsque son père, le capitaine Richard Crewe, lui annonce qu'elle va quitter les Indes, Sara pleure à chaudes larmes.
A Londres son père l'emmène au pensionnat des soeurs Minchin où toutes les petites filles pensent que Sara est une princesse car le bruit court que son père est actionnaire d'une mine de diamants.
Les adieux sont déchirants, Sara reste brave et décide de faire face tandis que son daddy chéri quitte la Grande-Bretagne pour retourner aux Colonies.

Petit à petit Sara se fait des amies, jamais elle n'est à court d'histoires et son bon coeur la pousse à prendre sous son aile la petite bonne à tout faire, Becky.

Le jour de ses 10 ans, les soeurs Minchin organisent une grande fête, Sara est heureuse mais deux hommes demandent à voir la directrice. Ils lui annoncent alors que le Capitaine Crewe est mort ruiné. Dès lors les soeurs changent de visages et traitent la petite fille comme une souillon ....



Un conte de fée, avec l'ambiance sombre des boarding schools de l'époque. On imagine sans peine l’hypocrisie des deux femmes qui traitent les gens selon leur fortune. Telle Pollyanna, Sara voit le bon côté des choses et son imagination lui permet de vivre sans trop se tourmenter. Elle imagine ainsi que les poupées bougent lorsque Becky et elle ne sont pas dans leur mansarde. 


Le seul défaut de ce film est la narration au milieu de la nuit du conte persan Ali Baba et les 40 voleurs
 L'histoire contée dure trop longtemps à mes yeux mais permet de voir la jolie Mary en princesse des mille et une nuits !

Les films avec Mary Pickford sont toujours très agréables à regarder. Sa candeur et sa gentillesse sont remarquables et il n'y a rien de mièvre dans ses attitudes. La scène de la séparation entre son papa interprété par Norman Kerry et Sara est particulièrement touchante.
Mention spéciale pour Zasu Pitts dont c'est l'un des premiers films et qui apporte énormément au film dans le rôle de Becky. Son visage est magnifique et ses gestes timides sont très parlants. Ici un article qui rend hommage à sa beauté très particulière.


D'après un roman de Frances Hodgson Burnett (l'auteure entre autre du Petit Lord Fauntleroy et du Jardin secret), adaptation Frances Marion

Près de 20 ans plus tard, en 1939, une version de ce film sera tourné avec Shirley Temple.

62 minutes




Mary Pickford ...
Sara Crewe
Norman Kerry ...
Capt. Richard Crewe
Katherine Griffith ...
Miss Minchin
Anne Schaefer ...
Amelia Minchin (as Ann Schaefer)
Zasu Pitts ...
Becky
W.E. Lawrence ...
Ali-Baba (as William E. Lawrence)
Theodore Roberts ...
Cassim
Gertrude Short ...
Ermigarde
Gustav von Seyffertitz ...
Mr. Carrisford
Loretta Blake ...
Lavinia
George A. McDaniel ...
Ram Dass (as George McDaniel)

mercredi 19 avril 2017

The Tiger's Coat - Roy Clements - 1920



Un différend sépare Andrew Hyde et Alexander MacAllister qui se détestent. Après que Hyde ait quitté la maison, une jeune femme se présente à la porte de MacAllister et lui fait parvenir une lettre écrite par l'un de ses vieux amis, Ogilvie, dans laquelle il dit à sa fille de se réfugier chez son ami MacAllister s'il venait à disparaitre.
Mac est heureux d'héberger Jean Ogilvie qui tente bien de lui dire quelque chose le soir de son arrivée. Plus tard, Mac conscient des qu’en-dira-t-on, confie sa protégée à un couple, les Mendall dont le mari est un artiste peintre. Celui-ci semble se souvenir d'avoir peint le portrait d'une jeune Mexicaine ressemblant à Jean à Tijuana. Il n'est d'ailleurs pas le seul à trouver la peau de la jeune fille plus sombre que celle d'une écossaise pure souche mais le soleil du Mexique semble donner une explication rationnelle à son teint bronzé.

Petit à petit, Mac et Jean tombent amoureux l'un de l'autre et Mac annonce leurs fiançailles. Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des  mondes si Hyde n'avait pas envoyé son homme de loi enquêter à Tijuana. Au Mexique celui-ci apprend que Jean Ogilvie est décédée depuis de nombreux mois.

A son retour l'enquêteur se rend directement auprès de Hyde auquel il confie la nouvelle et bien sûr celui-ci est heureux de casser le bonheur de son rival ...


Un film de conte de fées, la petite servante étrangère se verra aimée pour ce qu'elle est malgré la barrière interraciale de l'époque. Le film est mieux que le laisse croire la note de 4,9 sur IMDB.
Roy Clements n'est pas un de ces réalisateurs très connus de l'âge d'or du cinéma, pourtant il a tourné plus d'une centaine de films pendant la période du muet.

La vie de Tina Modotti est digne d'un roman : ouvrière dès 14 ans, mannequin, actrice (elle tournera 3 films dont celui-ci), mais surtout photographe et militante révolutionnaire et communiste, elle a connu Neruda et Frida Kahlo. 

Frère d'une célèbre contralto, Clara Butt, Lawson Butt verra sa carrière cinématographique prendre fin avec la venue du son.

On trouve ce film édité par Zweitausendeins, musique de Jasper van't Hof, copyright 2005.


60 minutes



Lawson Butt ...
Alexander MacAllistter (as W. Lawson Butt)
Tina Modotti ...
Jean Ogilvie / Maria de la Guarda
Myrtle Stedman ...
Mrs. Carl Mendall
Miles McCarthy ...
Andrew Hyde (as Myles McCarthy)
Frank Weed ...
Frederick Bagsby
J. Jiquel Lanoe ...
Carl Mendall (as Jiquel Lanoe)
Nola Luxford ...
Clare Bagsby


mercredi 12 avril 2017

Scherben (Le Rail) - Lupu Pick - 1921



Jour un, le long d'une voie ferrée, en hiver. Un employé veille sur la ligne et vit dans une petite maison isolée avec sa femme et sa fille.

Un jour alors que le trio est en train de manger sa soupe, le télégraphe se met à cliqueter et un message apprend au père qu'un inspecteur va leur rendre visite et qu'il est prié de l'héberger.

le soir du 2e jour, l'inspecteur descend du train et se rend dans la petite maison. le matin du 3e jour l'homme hautain croise la fille de la maison qui nettoie les escaliers.
Le soir du 3e jour l'homme viole la jeune fille. La mère se doute de quelque chose et tente d'enfoncer la porte de la chambre à coups de hache. Lorsqu'elle voit sa fille, elle comprend ce qu'il vient de se passer et sort dans la nuit. Après avoir erré quelque temps elle arrive à un petit autel dédié à la vierge Marie sous lequel elle tombe inanimée et finit par tomber dans l'oubli d'un sommeil létal.

Le père revient à la maison après avoir inspecté des kilomètres de voies et se couche sans se douter du drame qui s'est passé sous son toit. 

Le lendemain le père trouve le corps de sa femme et le ramène à la maison. Comme au ralenti, les protagonistes se meuvent choqués par les événements qui se succèdent. Dans l'incapacité d'expliquer quoi que ce soit, la fille s'enfuit.
L'inspecteur revient sans se douter de rien. Il est confronté au père et au corps de sa femme et referme la porte de la pièce où ils se trouvent.
le soir du 4e jour, tandis que son père emmène le corps de sa mère à la chapelle d'un petit village éloigné, la jeune fille implore son agresseur indifférent à sa prière et froid à son insistance désespérée de l'emmener avec lui. La pauvre fille comprend alors qu'elle ne représente absolument rien aux yeux de cet homme insensible.

Le matin du 5e jour la fille va trouver son père dévasté devant le lit vide sa femme et lui avoue tout. Au comble de la fureur l'homme se rend alors dans la chambre de l'inspecteur et l'étrangle de ses propres mains, tandis que sa fille vit la mort de son agresseur par procuration avant de quitter la maison.

Plus tard, le père fait des signaux au train qui s'arrête. Aux conducteurs qui s'approchent il déclare être un assassin ... et le cours de la vie des voyageurs ne s'interrompt pas ...



Drame en 5 actes qui portent sur 5 jours.

Dramatique et sombre, ce film vous plonge dans la descente aux enfers d'une famille standard sans histoire provoqué par le viol sans scrupule de la fille par l'inspecteur .

La caméra est statique et les expressions très appuyées, l'action est lente et ne fait pas de concession. Il y a très peu d'intertitres, mais cela ne pose pas de problème pour suivre l'histoire.

On peut traduire "Scherben" par éclats, ou débris, le titre anglais est donc tout à fait dans le ton. Le titre français par contre évite soigneusement toute allusion à un "dégât" de quelconque sorte.

 Edith Posca, la fille, était la femme du réalisateur roumain Lupu Pick.

Scénario de Carl Mayer et de Lupu Pick
 
60 minutes

 

Werner Krauss ...
Bahnwärter
Edith Posca ...
Tochter des Bahnwärters
Hermine Straßmann-Witt ...
Frau des Bahnwärters
Paul Otto ...
Bahninspektor


mercredi 5 avril 2017

Bucking Broadway - John (Jack) Ford - 1917



Dans un ranch du Wyoming, Harry dit Cheyenne Harry est un simple cowhand amoureux de la fille du boss, Helen Clayton. Pour lui montrer son amour il grave un coeur en bois et le donne à sa belle en précisant que si un jour elle a besoin de lui, il lui suffira de le lui renvoyer et il accourra aussitôt.

Plus tard Harry annonce une surprise à la demoiselle et l'emmène à cheval au clair de lune. Tous deux s'arrêtent dans une cabane qu'Harry à construite de ses propres mains et où il demande Helen en mariage. Celle-ci accepte et tous deux vont trouver le père qui, bien qu'il sache que sa fille devra le quitter, donne son accord aux tourtereaux.

Un homme de l'Est, Thornton, envoyé par un riche acheteur de chevaux, arrive alors au volant de sa grosse voiture. Il courtise Helen qui s'éloigne peu à peu de Cheyenne qui ne comprend pas le changement d'attitude de la belle.

Le jour des fiançailles des deux amoureux, Clayton découvre un mot laissé par sa fille lui annonçant son départ pour la ville en compagnie de Thornton. Clayton et Bill sont complétement abattus ...



Super western retrouvé il y a quelques années en France et visible aux archives françaises du film.

Les images sont d'une grande netteté, on y trouve de l'action, des sentiments, de beaux paysages qui semblent intouchés et une magnifique bagarre finale. On s'amuse à regarder Harry choisir un complet dans le magasin local, à découvrir ses copains descendant un avenue de New York à cheval, de voir les contrastes entre le Wyoming et ses cowboys et New York et ses habitants sophistiqués. 

Introduit par son grand frère Francis, John Ford entrera à la firme Universal pour laquelle il tournera 23 films avec Harry Carey dans le rôle de Cheyenne Harry. Ces films feront le succès de Carey et lanceront la carrière de John Ford.

Excellent cavalier, William Steele a tourné pour Ford dans 10 films.
Molly Malone n'a tourné que dans des films muets, on la retrouve dans un autre film de Ford datant de la même année "Straight Shooting".



Titre français : À l'assaut du boulevard

54 minutes



Harry Carey ...
Cheyenne Harry
Molly Malone ...
Helen Clayton
L.M. Wells ...
Ben Clayton
Vester Pegg ...
Eugene Thornton
William Steele ...
Buck Hoover (as William Gettinger)


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