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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 800 films ...
Premier message le 09.06.2010 :
Lazybones


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mercredi 28 septembre 2016

The Divine Lady - Frank Lloyd - 1929

 

Emma Hart et sa mère se rendent dans la résidence de l'Honorable Charles Greville où Madame Hart a obtenu un travail de cuisinière.
 En voyant Emma faire du gringe au conducteur de la diligence Greville refuse de laisser entrer les femmes à son service mais change d'avis à la vue de la charmante Emma qu'il se met en tête de transformer en jolie courtisane.

Au cours d'une fête populaire, Greville retrouve son oncle, Sir William Hamilton, Ambassadeur de Grande Bretagne à la cours du roi de Naples. Il apprend que si celui-ci se marie il n'aura aucun héritage, par contre si son oncle épouse une roturière, elle ne sera pas reconnue.
Greville envoie donc Emma à Naples en lui promettant de la rejoindre le 1er octobre. Bien sûr il ne reparait pas et Sir William, bien que connaissant l'amour que porte la jeune femme à Greville, demande sa main à Emma qui finit par accepter sa proposition.
A l'ambassade, Emma fait la connaissance d'un jeune capitaine nommé Nelson. Lorsque la guerre est déclarée avec la France et que le port de Naples est interdit au bateau anglais, Emma fait en sorte que Marie-Caroline, la femme du roi Ferdinand lui fournisse une autorisation de se ravitailler en Sicile.
Dès lors Nelson considère Emma comme la sauveuse de la Grande-Bretagne et leur amour grandit ...

Une histoire réalisée par l'excellent Frank Lloyd ne peut être mal menée, Ce film lui a apporté son premier oscar du meilleur réalisateur. 
De manière romancée, on nous conte ici la scandaleuse (pour l'époque) relation entre deux légendes du temps passé, Lady Hamilton et Lord Nelson.
Corinne Griffith se montre très primesautière au début du film. Par la suite elle prend de la bouteille mais reste un peu trop distante par rapport au personnage qu'elle est sensée incarner.
L'affiche est magnifique, le rythme parfait, les images somptueuses, on ne s'ennuie pas une seconde. 

Frank Lloyd et Corinne Griffith on déjà tourné Black Oxen ensemble.

Lady_Hamilton

William_Hamilton_(1731-1803)

Horatio_Nelson

Ferdinand_Ier_(roi_des_Deux-Siciles)

La Divine Lady

98 minutes



Corinne Griffith ...
Emma Hart
Victor Varconi ...
Horatio Nelson
H.B. Warner ...
Sir William Hamilton
Ian Keith ...
Honorable Charles Greville
Marie Dressler ...
Mrs. Hart
Montagu Love ...
Captain Hardy
William Conklin ...
Romney
Dorothy Cumming ...
Queen Maria Carolina
Michael Vavitch ...
King Ferdinand
Evelyn Hall ...
Duchess of Devonshire
Helen Jerome Eddy ...
Lady Nelson


mercredi 21 septembre 2016

Golden Rule Kate - Reginald Barker - 1917


Au Nevada, dans une petite ville minière dont les fondations viennent à peine d'être jetées, Kate tient le saloon avec l'aide de son bras droit, Slick Barney. Ferme mais droite, Kate a en outre la charge de sa soeur handicapée Olive.
Au bar elle protège un petit jeunet The Heller et, lorsque Slick lui demande dans quel but, elle riposte qu'il fait les yeux doux à sa soeur.
Un jour un Pasteur s'établit dans le campement. Son arrivée divise les habitants, une partie se moque de lui l'autre l'écoute avec avidité ...


Le début est accrocheur. Dans la veine des films de William S. Hart, l'authenticité est de mise. Le bien contre le mal en affrontement direct. Un échange de regards intenses et ce moment de grande solitude où l’héroïne comprend qu'un autre monde, parallèle, existe.

John Gilbert est tout fluet, Louise Glaum sûre d'elle. On peut voir ces deux protagonistes dans Sex aussi sur ce blog.

il ne reste que 13 minutes (soit la première bobine) de ce film et c'est bien dommage ! Je reste sur ma fin... croisons les doigts pour que la suite soit découverte!

On peut voir ce film sur la toile en ce moment.


13/50 minutes

 

Louise Glaum ...
Golden Rule Kate

William Conklin ...
Rev. Gavin MacGregor

Jack Richardson ...
Slick Barney

Mildred Harris ...
Olive - Kate's sister

John Gilbert ...
The Heller





mercredi 14 septembre 2016

Filibus - Mario Roncoroni - 1915




La Baronne Troixmonde est femme du monde le jour, un mystérieux pirate descendu d'un zeppelin qui survole les Abruzzes la nuit. 
Lorsqu'une banque offre une récompense de 25'000 Gulden (le film est une version hollandaise) pour sa capture, la Baronne imagine un plan audacieux pour contrer le détective Hardy et le challenge en prétendant qu'elle prouvera qu'IL est Filibus.
Pour ce faire un plan machiavélique va germer dans sa tête. Elle va se faire passer pour le comte Graf et, pour se faire admettre auprès du détective, elle va mettre en scène l'enlèvement de la soeur de celui-ci, Leonora, courtisée par un avide amateur d'antiquité, Leo Sandy, un ami de son père.
Léonora tombe sous le charme de ce jeune homme courageux qui a en tête de dérober les précieux diamants qui forment les yeux d'un antique chat égyptien, propriété de Leo Sandy qui donne bientôt une soirée mondaine dont le chat est l'attraction principale ...

Une histoire rocambolesque dans la veine de ces histoires qui firent rêver nos (arrières ?) grands-parents. Tout sera bon pour se montrer original, empreinte de main reconstituée, des narcotiques bien dosés, communications à l'aide d'un héliographe, un zeppelin fort pratique jamais loin pour enlever la dame dans les airs, un équipage dévoué toujours prêt qui la suit des yeux à l'aide de longues vues, etc.
On imagine que cette histoire passablement démodée est tirée d'une bande dessinée ou d'un de ces romans de science fiction un peu loufoque de l'époque ?

Beaucoup prétendent que ce film est le premier film lesbien du cinéma. C'est possible, allez savoir ...

Je ne connais pas le titre du film en français mais cela pourrait être Filibus le mystérieux pirate des airs.

Aucun des acteurs n'a poursuivi sa carrière cinématographique par la suite et il est difficile de trouver des renseignements sur le réalisateur.

Ce film est visible sur le net de nos jours. 

76  minutes



Mario Mariani
Cristina Ruspoli
Giovanni Spano
Filippo Vallino


mercredi 7 septembre 2016

der Gang in die Nacht - F.W. Murnau - 1921



Un célèbre ophtalmologue, le docteur Eigil Börne est fiancé à Hélène, une femme très éprise de lui. Un soir il l'emmène dans un cabaret où une danseuse nommée Lilly se produit. Par un habile subterfuge, celle-ci fait croire qu'elle s'est tordu la cheville afin que le docteur vienne à son chevet.
Petit à petit le docteur s'éprend de Lilly tandis qu'Hélène s'étiole et se morfond au fond de son lit.
Un jour, un peindre aveugle arrive en consultation, Eigil pense pouvoir lui redonner la vue. Lilly semble très nerveuse à cette pensée.
Le peintre recouvre la vue et Lily le retrouve sur les falaises pendant qu'Eigil prend des nouvelles d'Hélène ...

Erna Morena/ Hélène

Le fait que le héros ne soit pas un séduisant jeune premier est appréciable, on peut aimer ou être aimés sans avoir le look d'un Charles Farrell, c'est acquis. La fin est assez surprenante, le réalisateur a le mérite de ne pas tomber dans la mièvrerie et c'est tout à son honneur.

Pour la spectatrice lambda que je suis, certains points restent toutefois obscures (petit clin d'oeil au titre !) : Au premier abord on pense que Lilly trompe Eigil afin qu'il soigne le peintre, puis on imagine que peut-être l'action n'est pas préméditée mais alors on ne comprend pas comment une femme capable de se tuer pour que le docteur revienne sur sa décision d'opérer le peintre soit capable d'avoir laissé tombé ce grand amour et a fait tout ce cirque pour obtenir les faveurs du docteur ? Bref, ce n'est pas clair du tout.
 
Le film est très mélodramatique, les gestes sont excessifs, Conrad Veidt crispe les doigts comme s'il était atteint de crampes terribles, Olaf Fonss se jette au sol lorsqu'il réalise qu'il a été trompé, les gestes et les regards sont très appuyés, les plans trop longs, bref, on ne croche pas vraiment.

A la fin le statu quo semble guetter les protagonistes, eh oui la vie nous apporte son lot d'épreuves, a chacun de trouver sa voie pour grandir.
 Le titre semble assez explicite : Les protagonistes semblent loin de voir la lumière et la conclusion nous laisse à penser que la marche dans la nuit va être bien longue.

Il s'agit du plus ancien film de Murnau qu'il soit possible de voir. 

On peut voir ce film sur la toile en ce moment avec des sous-titres anglais et en allemand. 

Erna Morena a tourné le rôle de Thymian dans la version de 1928 de Tagebuch einer Verlorenen, aussi avec Conrad Veidt. Ce film n'a pas reparu à ce jour semble-t-il.

Le danois Olaf Fønss est le héros d'Atlantis, la version tournée en 1913 par August Blom.

Journey into the Night
La marche dans la nuit

 84 minutes

 

Olaf Fønss ...
Dr. Eigil Börne
Erna Morena ...
Helene
Conrad Veidt ...
Der Maler
Gudrun Bruun Stephensen ...
Lily (as Gudrun Bruun)
Clementine Plessner


mercredi 31 août 2016

Die Straße - Karl Grune -1923


Un homme regarde les ombres de la rue qui se déploient sur les murs du petit appartement qu'il habite en compagnie de sa femme.
Lorsqu'il regarde par la fenêtre il voit des personnages fantastiques qui semblent vivre des aventures.
La femme qui s'occupe de préparer le repas vient a son tour jeter un oeil par la fenêtre. Ce qu'elle voit est pragmatique, des voitures, de la pollution rien d'extraordinaire.
L'homme ne peut résister à l'attrait de la rue et descend, laissant sa femme surprise seule à table devant la soupière.
A un coin de rue l'homme aperçoit une jolie jeune femme qui semble lui sourire mais il recule lorsqu^'il se rend compte qu'elle porte le visage de la mort.

Notre bonhomme suit la femme tandis qu'une petite fille s'éloigne de l'aveugle qu'elle guide avant de se retrouver au poste de police.
De son côté toujours sur les traces de cette femme, l'homme pénètre dans un music-hall où les lumières lui donnent le vertige. La femme l'attend assise à une table tandis que la piste est occupée par de nombreux couples qui dansent.
Deux hommes s'installent à leur table au grand regret de l'homme qui ne comprend pas à qui il a affaire. Lorsqu'un troisième larron s'installe à la table et que tout le monde se moque de son alliance, il ne peut s'empêcher de voir sa femme et sa vie lourdes de sens.
Le bonhomme prend en grippe le troisième larron qui semble se rapprocher de la femme grâce à son portemonnaie bien rempli. Les hommes en viennent au mains et finissent par jouer l'argent dans un cabinet privé tandis que l'aveugle retourne chez lui, raccompagné par une bonne âme ...

Le 3e larron gagne une belle somme d'argent, il est suivi par les deux complices de la femme qui le dérobent et le poignardent alors que une pièce attenante la femme est courtisée par notre bonhomme. Les trois escrocs s'enfuient, la petite fille se réveille et l'aveugle découvre le cadavre au sol ...



Il s'en passe des choses, la nuit dans cette rue. Dans la rue les ombres côtoient les personnes réelles et les gogos sont des proies faciles. 
On plonge dans la rue sans comprendre très bien le sens de l'action. Malgré le signal de la tête de mort, on ne réalise que plus tard que la femme est un appât à gogos. La fin est un peu confuse, l'un des escrocs et l'aveugle et la petite fille ont des liens de parenté et semblent vivre sous le même toit. 

La nuit la rue n'est que danger, ainsi le pauvre homme, attiré par l'aventure, va de déconvenue en déconvenue. Seule l'innocente petite fille semble protégée par les gardiens de la paix. 

Très peu de dialogues et la rue, une longue scène dans le music-hall (excellente scène de l'homme jaloux assenant des coups de bouquet de fleurs sur son rival avant d'offrir ce qu'il en reste à la belle !), la scène du crime qui permet de comprendre et de situer les protagonistes et la fin où l'homme retrouve son havre de paix et la rue, vide et donc sans menace, au petit jour.

Après toutes ses mésaventures notre bonhomme est bien content de retrouver son chez-soi et sa gentille femme qui l'attend patiemment !

Et vous, comment percevez-vous la rue, la nuit ?

Eugen Klöpfer qui incarne l'homme a tourné des films de propagande nazis. Max Schreck joue le rôle de l'aveugle.

On peut voir ce film sur la toile en ce moment.

http://www.filmportal.de/node/429613/gallery

89 minutes



Anton Edthofer ...
Zuhälter
Aud Egede-Nissen ...
Dirne
Leonhard Haskel ...
Herr aus der Provinz
Lucie Höflich ...
Frau
Eugen Klöpfer ...
Mann
Max Schreck ...
Blinder


mercredi 24 août 2016

Judith de Béthulie - D.W. Griffith - 1913



L'histoire de Judith et d'Holopherne : alors que les assyriens menés par Holopherne assiègent la ville, Judith, inspirée par Dieu a une révélation. Pour sauver son peuple elle va se rapprocher du général, puis profitant de sa confiance, lui coupera la tête ...



Pour les spectateurs courageux ou les historiens n'ayant pas peur de s'ennuyer ! Même si ce film possède des qualités indéniables pour l'époque, il n'en est pas moins vrai que le tout est très démodé et, bien que sa durée soit assez courte, il faut vraiment s'accrocher pour ne pas fuir son écran !
Franchement c'est un film barbant même si il y a une bien belle brochette d'acteurs à l'affiche !

Premier film d'une durée de près d'une heure tourné par Griffith.

Tourné en 1913 mais sorti en 1914

On peut voir ce film sur la toile en ce moment.

58 minutes



Blanche Sweet ...
Judith
Henry B. Walthall ...
Holofernes
Mae Marsh ...
Naomi
Robert Harron ...
Nathan
Lillian Gish ...
The Young Mother
Dorothy Gish ...
The crippled beggar
Kate Bruce ...
Judith's maid
J. Jiquel Lanoe ...
Eunuch Attendant
Harry Carey ...
Assyrian Traitor
W. Chrystie Miller ...
Bethulian


mercredi 17 août 2016

L'argent - Marcel L'Herbier - 1928



A Paris deux banquiers font la loi : Gunderman le grand ponte tout puissant et Saccard, directeur de la banque Universelle. Gunderman fait en sorte qu'une augmentation de capital soit refusée à Saccard du coup celui-ci tombe en disgrâce et se retrouve au bord de la faillite. Sa maitresse la baronne Sandorf lui tourne le dos et visiblement il devient persona non grata dans les cercles où il était reçu en grande pompe auparavant.
Mais Saccard a plus d'un tour dans son sac, afin de gonfler le capital de sa banque il fait croire qu'il s'est associé avec Gunderman.

Au restaurant, un bon thermomètre de popularité, il retrouve l'estime de ses concitoyens. A une table non loin se trouvent Jacques et Line Hamelin, un jeune couple qui cherche un sponsor.
Aussitôt Saccard voit en Line une proie facile et le projet de Jacques qui a acquis en Guyane des options sur des terres pétrolifères l'incite à manigancer pour remettre la banque universelle sur pied. 

Il décide donc de financer l'ingénieur qui accepte de devenir vice-président de la banque qu'à la condition de pouvoir voler lui-même jusqu'en Guyane pour monter le projet. Saccard accepte au grand dam de Line, une jeune femme quelque peu vénale qui souhaite garder son mari à Paris où il n'aura pas à prendre de risques  ...



Le film est porté par Saccard / Pierre Alcover qui se montre tel un prédateur manipulateur, lubrique et diabolique. 

Le banquier Gunderman est sans doute encore plus dangereux car son pouvoir est démesuré. Il ne semble pas avoir besoin de se démener pour avoir le pouvoir de vie ou de mort sur ses sujets ce qui est d'autant plus inquiétant.
Pour asseoir son pouvoir, il est montré seul avec deux chiens blancs qu'il garde auprès de lui.
 Peu de caractères innocents dans ce film à part le personnage de Jacques Hamelin qui incarne un aventurier porteur de rêve et d'espoir doublé d'un pionnier de l'aviation. Quelques mois auparavant le premier vol transatlantique Paris - Afrique - Amérique du sud a eu lieu en 1927 grâce aux héros de l'aéropostale. On comprend donc l'engouement du public pour ce vol de Hamelin de Paris à la Guyane !
Henry Victor, l'acteur qui incarne Jacques Hamelin, est un homme séduisant qui a une très belle carrière cinématographique jusqu'à sa mort prématurée à l'âge de 52 ans.  Vous le connaissez certainement puisqu'il incarne en 1942 le Capitaine Schultz dans To Be or Not to Be de Lübitsch (il est aussi Hercule dans Freaks de Tod Browning tourné en 1932), un rôle qui s'explique facilement car malgré un nationalité britannique, Henry Victor a passé sa jeunesse en Allemagne. On comprend dès lors pourquoi il a incarné tant d'allemands durant sa carrière !

Sa femme interprétée par l'adorable Marie Glory se montre attirée par l'argent et d'une naïveté confondante. Telle une mouche elle se fait prendre dans la toile tissée par le diabolique Saccard. Brigitte Helm est superbe dans le rôle de la Baronne Sandorf, une femme calculatrice et indépendante qui retombe toujours sur ses pattes.

Les scènes tournées à la bourse montrent les spéculateurs tels des insectes grouillant autour d'appâts qui leur paraissent sans doute irrésistibles. Les banques sont les temples de l'argent, les fidèles qui s'y pressent n'ont pas de scrupules à admirer et à lécher les bottes de leur idole gonflée d'importance devant la salle des coffres.
Les décors et les costumes sont soignés, le film est considéré comme l'un des plus beaux fleurons de l'industrie cinématographique française de cette époque.

Bien qu'un peu trop long, l'argent est un film qui n'a pas pris une ride, le thème est toujours d'actualité : la spéculation bat son plein, le mensonge est omniprésent, nous bâtissons sur du vide et dépensons sans compter. Les humains sont désormais des ressources, les communications atteignent un niveau jamais égalé jusqu'ici et pourtant les gens sont toujours plus seuls et isolés. 

C'est le dernier film muet de Marcel L'Herbier.

Scénario d'après un roman d'Emile Zola.

Il existe une très belle version éditée chez Carlotta en deux CD, dont un de suppléments/bonus. Je viens de réaliser qu'un portofolio de 32 pages devrait être inclus dans le boitier, mais ce n'est pas le cas dans le DVD que j'ai acheté car le portfolio manque :-(


164 minutes



Brigitte Helm ...
La baronne Sandorf
Marie Glory ...
Line Hamelin
Yvette Guilbert ...
La Méchain
Pierre Alcover ...
Nicolas Saccard - un banquier véreux
Alfred Abel ...
Alphonse Gundermann - un banquier
Henry Victor ...
Jacques Hamelin
Pierre Juvenet ...
Le baron Defrance
Antonin Artaud ...
Mazaud - le secrétaire de Saccard
Jules Berry ...
Huret - un journaliste
Raymond Rouleau ...
Jantrou
Marcelle Pradot ...
Contesse Aline de Beauvilliers
Roger Karl ...
Un banquier
Alexandre Mihalesco ...
Salomon Massias
Armand Bour ...
Daigremont
Jean Godard ...
Dejoie


mercredi 10 août 2016

Sangue Blu - Nino Oxilia - 1914



En Italie, la Princesse de Monte Cabello semble heureusement mariée et maman d'une adorable petite fille. Or son époux la trompe. La Princesse se doute bien que son mari lui cache une liaison mais tombe des nues lorsqu'il réclame le divorce.

La Princesse accepte de signer l'accord qui lui laisse la garde de sa fille chérie. Mais il se trouve que la femme qui lui a dérobé son mari compte bien détruire sa vie en plus car elle engage deux détectives qui vont la surprendre alors qu'elle raccompagne un acteur dirigeant la pièce dans laquelle elle va jouer pour récolter des fonds pour les bonnes oeuvres.
Son enfant chérie lui est alors retirée et l'acteur, manipulateur, se rapproche de la pauvre femme effondrée et finit par l'épouser.

Après que son deuxième mari l'ait ruinée aux jeux, la jeune femme vend son dernier bijou et s'enfuit à Cannes où elle voudrait revoir sa fille. Ses lettres sont interceptées par l'acteur et un usurier qui comptent bien extorquer tout ce qui est possible de l'être de cette femme durement touchée par un destin injuste ...



Un mélodrame bien monté qui a très peu vieilli. Les décors et les costumes sont somptueux, l'image n'est jamais statique. Assurément le jeune réalisateur de 25 ans était très talentueux, dommage qu'il soit décédé prématurément durant la première guerre mondiale ... voir Nino Oxilia sur Wikipedia.



Francesca Bertini était la grande diva italienne à l'époque du muet. Tout le film repose sur ses épaules et elle exprime parfaitement le désarroi d'une femme trompée et manipulée.  Le destin se montre particulièrement cruel pour cette pauvre femme qui va aller jusqu'au sacrifice suprême avant une fin qui va faire plaisir aux spectateurs romantiques.

Les carrières de la plupart de ces acteurs se terminent dans les années 20.

Produit par Celio Film, le film a été sauvé grâce au Nederlands Filmmuseum et la Cinémathèque de Bologne qui a édité un DVD en 2013 dans sa collection "Cinemalibero".

Autre titre : Sangue Bleu

Blue Blood



55 minutes

 

Francesca Bertini ... Princess of Monte Cabello
Amedeo Ciaffi
Anna Cipriani ... Diana
Angelo Gallina  ... Prince
Andrea Habay ...(as André Habay)
Fulvia Perini ...Contessa Simone de la Croix
Elvira Radaelli

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